Les conseils pour bien commencer

Vous êtes convaincus par la démarche du fait maison et vous voulez commencer à agir ?

Je vous présente quelques règles de base qui vont vous permettre de bien commercer. En effet, même s’il ont est convaincu du bien fondé de l’idée du fait maison pour les produits ménagers et les cosmétiques, il pourra paraître difficile de s’y retrouver au départ tellement le sujet est vaste.

Pour bien commencer, faîtes le tri. Regroupez tous les produits ménagers et cosmétiques de votre maison. Commencez si vous le souhaitez par les produits de ménage car ce sont ceux qui sont le plus facilement remplaçables.

Éliminez ceux qui sont périmés. N’ayez pas de pitié ou d’état d’âme en disant « Ça peut encore servir » (Ne dîtes pas non, on l’a tous fait ! ). Ces articles sont bourrés de saletés chimiques et de conservateurs pour permettre de vendre en masse pendant des mois voir des années. Le revers de la médaille c’est qu’ils sont dangereux. Périmés ils deviennent de vraies bombes. D’autant plus avec les produits utilisés par les enfants. Quand je parle de périmé c’est aussi bien le produit ouvert depuis des années que celui qui est neuf, jamais utilisé mais dont la date est dépassée. Et bien sûr celui ouvert même récemment mais passé en date.

Après les périmés, dans les produits qui sont encore bons, ne gardez ceux que vous utilisez régulièrement. Avez-vous réellement besoin de plusieurs produits pour les sols ou anti calcaire ? Avez-vous besoin de toutes ces crèmes ou déodorants, de toutes ces bouteilles de parfum ? Avez-vous besoin de plusieurs mascaras ? Réfléchissez bien. Si vous voulez passer au fait maison, il faut essayer de s’y mettre progressivement certes, mais s’y mettre quand même. Ne gardez que ce que vous utilisez régulièrement. Le but étant progressivement de les éliminer au fur à mesure que vous les remplacerez par vos propres produits faits maison.

Profitez-en pour mettre de côté les contenants, non sertis, que vous pouvez récupérer qu’ils soient en plastique ou en verre. Vous allez devoir de toute façon les vider pour les jeter puisque le tri sélectif est en vigueur dans la plupart des villes et villages de France et de Navarre. Profitez-en donc pour récupérer ce qui est récupérable. Après un bon nettoyage, ils peuvent encore avoir une seconde vie et vous faire faire des économies ! Évitez en revanche de garder les contenants des produits trop toxiques ( à la Cilit Bang par exemple). Vous ne vous rendriez pas service.

Quand vous en êtes là, dîtes vous que vous avez fait la moitié du travail. Prendre la décision du changement, c’est la moitié du chemin fait.

Félicitations !

Vous allez pouvoir passer à la seconde étape qui est celle de la fabrication.

Point n’est besoin là aussi de faire dans la démesure. Pas besoin de refaire soi-même les millions de crèmes, sérums et autres lotions que vous venez de jeter. Même si elles sont faîtes maison, l’esprit c’est aussi celui de la décroissance. Une crème adaptée à votre type de peau suffit amplement. Ce n’est pas la peine de surcharger vos placards et votre corps. Et votre porte monnaie non plus parce que du coup les économies n’ont plus vraiment de sens si vous re-fabriquez 150 000 produits.

Il y a quelques règles toutes simples à respecter lorsqu’on se lance dans la fabrication de produits cosmétiques ou ménagers. Cela vaut beaucoup sur les produits cosmétiques sur lesquels il faut être très vigilants sur l’hygiène, bien plus que les produits ménagers qui sont plus simples de réalisation. C’est pourquoi il est peut être plus facile de commencer par ces derniers.

Vous trouverez un article Les règles Hygiène du Fait Maison à consulter avant de commencer toute recette.

Je vous conseille dans un premier temps de commencer uniquement par les produits ménagers. Cela va vous permettre de vous faire la main et de commencer à habituer votre esprit à penser autrement. Quand vous aurez bien l’habitude, vous pourrez aisément passer aux cosmétiques.

Dans la section de la Boîte à Malices des Ingrédients, vous trouverez progressivement les caractéristiques et informations importantes sur les matières premières et les divers ingrédients que vous pourrez utiliser dans les produits ménagers et cosmétiques.

Par la suite, lorsque vous avez décidé de vous mettre à la pratique, quelques conseils, dont certains essentiels, pour vous permettre de bien commencer.

1. Préparer à l’avance sa recette.

Bien choisir ses ingrédients et se renseigner sur leur provenance, leurs propriétés ainsi que leur mise en œuvre. Bien regarder aussi les contre-indications. Selon les propriétés, vous pouvez souvent remplacer facilement. En effet, il ne s’agit pas de faire du made in maison et d’y mettre pire que ce qui est vendu dans le commerce. Aussi bien en terme de coût que d’ingrédients.

Dîtes vous bien aussi que ce travail se fait une seule fois. Lorsque votre produit au point, vous n’avez pas besoin d’y revenir sans cesse à moins d’une nouvelle bonne idée.

Déterminer ou calculer les bonnes quantités. Cela est très utile pour la bonne réussite de votre recette.

Pour vérifier tout cela, vous avez un excellent site qui propose des fiches techniques pour beaucoup de matières premières que ce soit pour la cosmétique mais aussi la domestique. Ce site s’appelle Aroma-Zone. Le but est de vendre évidemment mais au moins, ils partagent l’information. C’est cela l’important. Lorsque vous connaissez le produit, vous êtes libre de l’acheter sur le site ou autre part. Essayez de choisir des ingrédients les plus simples aussi bien au niveau de la mise en œuvre, du coût que de leur impact sur la planète. Leur site est extrêmement bien réalisé et hormis leurs recettes souvent avec beaucoup d’ingrédients, c’est une sacrée base de données avec beaucoup d’informations. Il est à explorer d’urgence si vous voulez bien commencer avec les produits cosmétiques.

Vous pouvez aussi pour les produits ménagers faire un tour sur le site de Raffa qui est un très bon point de départ. Ces deux sites ont été pour moi d’une grande aide et le sont toujours.

Mais pour avoir le moins d’impact possible, il faut aussi essayer de chercher ses produits plus en local. Exemple du miel de mon shampoing de l’apiculteur près de chez moi. Bien moins cher que dans le commerce. Je sais d’où il vient et en parlant avec l’apiculteur, je peux connaître les conditions de production. Il est pas estampillé Bio mais c’est bien mieux que cela !

2. Ne pas utiliser un produit que vous n’avez pas testé auparavant.

C’est notamment le cas pour les huiles essentielles (ou HE) qu’il faut toujours tester sur soi ou celui a qui est destiné le produit avant de les utiliser. Beaucoup de recettes sur internet présentent des concentrations d’HE affolantes. Alors qu’en fait, elles sont déjà des ultra concentrées, très puissantes et il n’est pas besoin d’en mettre des tonnes. En plus, en mettre trop peut s’avérer dangereux.

Pour tester une huile essentielle, diluez une 1 goutte d’HE dans 5 gouttes d’huile végétale (ou HV) type huile d’arachides. Cela marche aussi avec d’autres huiles végétales : olive, pépins de raisin, amande douce etc …). Appliquez à l’aide d’un coton tige dans le pli de votre coude. Si vous ne voyez pas de rougeurs apparaître dans les 24 heures, vous pouvez l’utiliser sans risques. La même méthode d’essai dans le pli du coude peut être utilisée pour la plupart des produits.

Attention également aux contre-indications. Je pense récemment à une idée de mettre de l’HE de menthe poivrée dans un dentifrice alors que la personne à qui je le destinait a des problèmes cardiaques. La menthe poivrée est un tonique et un stimulant cardiaque. Ce n’était donc pas une bonne idée. D’où l’intérêt de bien choisir vos ingrédients.

De plus, si vous le pouvez, prenez vos huiles essentielles bio. Pour les cosmétiques, c’est essentiel. Pour les produits ménagers, cela est moins grave mais prendre bio vous assure une qualité de production dans le respect de la nature et de la plante, ce qui est aussi important. Il faut faire attention aussi car les certifications bio, même si elle apportent un gage de qualité sont des démarches qui sont très chères et les petits producteurs locaux n’en n’ont pas forcément les moyens. Si vous connaissez des petits producteurs d’huiles essentielles près de chez vous, allez à leur rencontre et demandez leur de vous parler de leur mode de production. Qui sait cela fera peut-être de belles rencontres ! Il faut aussi ajouter que les HE sont parfois chères car les fabricants commencent à surfer sur la vague. Attention donc aux arnaques notamment sur certaines HE très rares ou chères à produire comme la Rose ou le Sental. Réfléchissez avant d’acheter et n’hésitez pas à toujours comparer. Cela ne vaut pas que pour le HE mais pour tous les produits en général.

Rien ne vaut l’information. Prenez en un maximum avant d’entreprendre.

Il y a beaucoup de livres sur l’aromathérapie. Il en est un pour moi qui est une référence : VALNET J. Dr, L’aromathérapie, Collection livres de poche, Maloine SA Editions, Vigot, 2001. Je sais que les livres sont de plus en plus chers mais s’il y a en a un seul à avoir, je pense que ce serait celui-ci. Il coûte 7,50€ en livre de poche.

Attention : Pas d’HE pour les enfants et les femmes enceintes !

Je sais que certains sites ou auteurs admettent que quelques unes peuvent être utilisées sur ces catégories de personnes. Même avec parcimonie, les huiles essentielles sont des produits si puissants que je préfère m’abstenir. Surtout quand il s’agit de nos enfants (ou de nos futurs …). Elles finissent, par la barrière de la peau, dans notre sang. De même que certaines plantes peuvent être abortives, c’est aussi le cas des huiles essentielles. Faîtes donc bien attention.

Vous retrouverez dans La Boite à Malices une liste non exhaustive des Huiles essentielles abortives mais également neurotoxiques ou photosensibilisantes.

3. Bien tout désinfecter avant de commencer ses réalisations. C’est essentiel !

Consulter l’article sur les règles d’hygiène.

Commencez par bien vous laver les mains à l’eau et au savon (voir ma recette de savon pour les mains)

Désinfecter le plan de travail où vous allez officier, tous les contenants que vous allez utiliser ainsi que les ustensiles. Cela est important car il ne s’agit pas de mettre de germes dans votre préparation. Pour cela un seul allié : l’alcool à 70°. Vous en trouverez partout généralement entre 1,50€ et 2€. Cela suffit pour le plan de travail, tous les ustensiles et les contenants en plastique et pour vos mains aussi.

Note importante sur l’alcool à 70 ou à 90°.

L’alcool à 70° ou à 90 ° que vous achetez dans le commerce est aujourd’hui dit « dénaturé ».

Il est obligatoire de le couper avec de de l’acétone, du camphre ou pire pour éviter la commercialisation d’alcool pur qui est interdite en France. Il est encore moins permis de le distiller soi- même. Ceci fait partie de l’arsenal législatif entourant la prévention de l’alcoolisme et en particulier chez les mineurs présent dans le Code Civil français.

Il existe des versions dénaturée avec de l’eau purifiée chez Gifrer : voir l’article. Ceci dit, on ne peut pas le commander partout.

Il existerai de l’alcool bio dénaturé. Au lieu d’être coupé avec de l’éthanol, il serait coupé avec des hydrolats. Il serait donc quasi pur et ne contiendrai pas de substances agressives comme le camphre ou acétone (ou pire …) . Toutefois, je n’ai pas encore trouvé de biocoop ou autres magasins qui vendent ce genre de produit. Si vous avez des infos là dessus, merci d’en faire profiter tout le monde !

Ecrivez moi : myoriginalnature[arobase]mailoo.org.

Si vous n’avez pas d’alcool sous la main, le vinaigre couplé avec quelques gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé peuvent suffire à la désinfection de votre plan de travail, matériel et contenants.

Pour les contenants dont le fond n’est pas toujours accessible, mettez un peu de désinfectant dans le récipient, fermez le et secouez fermement pour atteindre toutes les faces. N’oubliez pas les pompes et l’extérieur du récipient. Pour faire passer dans tout le réseau de la pompe, il suffit de mettre du désinfectant dans le récipient et de le fermer. Puis actionnez la pompe plusieurs fois.

Posez ensuite vos contenants désinfectés sur un torchon ou chiffon propre pour les laisser sécher à l’air libre et en attente d’utilisation. Ne les faîtes rien toucher jusqu’à temps que vous les remplissiez.

Bien entendu, nous supposons ici que vous avez des récipients bien propres et nettoyés. Même neufs, il faut bien les passer à l’eau et les désinfecter. En effet, vous ne savez pas par quelles mains ils sont passés. Si vous récupérez vos contenants, bien les nettoyer avant de les désinfecter et de les utiliser.

Mon astuce : vous pouvez mettre votre désinfectant directement dans un petit vaporisateur de 60 ou 100 ml.

Comme cela vous pouvez tout pulvériser pour désinfecter. Un c’est beaucoup plus pratique que la bouteille et son gros goulot et de deux, vous en utilisez donc moins ce qui fait aussi des économies !

Pour les contenants en verre, il suffit de les plonger dans une grande casserole d’eau bouillante pendant 5 – 8 minutes au moins sans baisser le feu. Pour les sortir sans se brûler j’ai une astuce là aussi toute bête : la passoire de cuisine. Une petite à main suffit pour les contenants de cosmétique. Une fois dans la passoire, prenez un chiffon propre en double épaisseur pour ne pas vous brûler et videz l’eau bouillante qui se trouve dans le récipient. Ça marche aussi avec les gants de cuisine. Puis, déposez le à l’aide de la passoire sur un chiffon propre et laissez sécher tranquillement. Le temps que vous fassiez votre recette, il aura refroidit et vous pourrez le manipuler sans problèmes.

Je vous conseille aussi de vous munir de plusieurs torchons propres et de papier essuie-tout avant de commencer vos recettes. Cela vous évitera en cas de «catastrophe » d’avoir à courir les chercher. En plus, il est toujours une goutte qui coule. Une feuille de papier essuie-tout peut être d’un grand secours !

Je conseille aussi aux femmes (et hommes aussi) qui ont des cheveux un peu longs de les attacher. C’est d’un plus pratique et évite aussi qu’un cheveu ou autres pellicules ne tombent dans une préparation.

4. Une autre chose essentielle : l’étiquetage. Cela prends 5 minutes et c’est très utile.

D’abord pour avoir une traçabilité. Si vous utilisez les mêmes contenants pour des produits ou des personnes différents, cela devient tout de suite très utile. D’autant que si vous savez ce que vous mettez dans vos produits, ceux qui les utilisent n’ont pas la même connaissance. Je vous conseille d’y mettre au moins le nom du produit et la date de fabrication. Si vous le pouvez, c’est bien d’y mettre les ingrédients (sans les proportions sinon cela prends trop de place) ainsi que les précautions d’utilisation. Pour ma part, j’utilise des couleurs différentes pour le titre, les ingrédients et la date. Vous pouvez aussi pour les plus maniaques tenir un cahier de traçabilité en listant tous les produits que vous réalisez avec les dates, les ingrédients et les coûts.

Exemple d’une étiquette :

Savon liquide 13/02/2015

– Savon de Marseille

– Eau

– HE Citron

– EPP

Deuxièmement, cela va surtout permettre d’identifier les ingrédients en cas de problème de rougeurs ou d’allergies. Incident qui ne devrait normalement ne pas arriver si vous testez avant les ingrédients.

Si vous avez un doute lorsque vous utilisez un produit, qu’il change d’odeur, de couleur ou de texture ou si de la moisissure s’est développé, il vaut mieux le jeter et ne pas prendre de risques.

5. Concernant le matériel, vous n’avez pas besoin de beaucoup de choses. Cuillère en bois, cuillère à soupe, à café, petites cuillères doseuses, entonnoir , spatules… que des choses que l’on trouve aisément dans une cuisine. Je vous conseille toutefois d’investir dans un petit fouet cosmétique ainsi que dans un thermomètre digital si vous voulez faire des cosmétiques. La plupart sont très chers. Le meilleur parti que j’ai trouvé est celui d’Aroma-zone à 9,90€. Cela va grandement vous aider. En effet, à l’œil nu, il est assez difficile de jauger une température. Il y a quelques trucs avec l’expérience, mais quand on débute, c’est vraiment bien utile.

6. Je vous conseille d’utiliser des contenants opaques, en particulier si vos préparations contiennent des HE. En effet, ces dernières se dégradent à la chaleur et à la lumière. C’est pour cela d’ailleurs qu’elles sont elles-mêmes vendues dans des bouteilles en verre teinté. C’est aussi le cas de certains produits naturels comme les hydrolats par exemple.

Si vous n’avez pas de contenants opaques, pas de panique ! Vous pouvez utiliser des contenants transparents ou semi-transparents. Cependant il faudra les conserver dans le placards, à l’abri de la chaleur et de la lumière et ne les sortir que lorsque vous les utilisez. Dans ce cas, pensez à bien le noter en rouge sur l’étiquette. Une autre astuce qu’une amie m’a fait partager : la peinture. Il est possible de peindre ses récipients et ainsi éviter de les sortir et ressortir des placards sans arrêt. Faîtes quand même attention avec la peinture et le pastique. Certaines peintures le dégrade. Si vous voulez peindre des contenants, faîtes le plutôt avec ceux en verre.

Vous pouvez aussi récupérer les contenants en plastiques ou en verre du commerce s’ils ne sont pas sertis. C’est d’ailleurs ce que je fais la plupart du temps. Mais attention avec le plastique car il se dégrade avec le temps. Sur la plupart des sites de vente, les contenants sont réalisés dans le matériau PET qui est censé contenir moins de produits toxiques, être plus stable et solide. Il permet aussi de préserver un peu plus l’environnement.

Si vous le pouvez, privilégiez les contenants en verre. Mais faîtes avec vos moyens et n’allez pas vous mettre dans les dépenses. Fouillez dans vos armoires et placards. Vous allez trouver des trésors. Faîtes également le tour de vos proches ou de vos voisins !

Hormis le plastique, vous pouvez opter pour des contenants en aluminium ou en inox qui sont donc aussi opaques. Personnellement, je bannirai l’aluminium même s’il est alimentaire. Quand à l’inox, je n’ai pas encore vraiment étudié la question. Pour l’instant donc, statut quo sur ces deux matières … affaire à suivre.

7. Toujours remuer vos préparations avant de les utiliser et les stocker à l’abri de la lumière et de la chaleur. C’est indispensable mais ce n’est qu’un coup à prendre et vous vous y ferez très vite.

8. Conservez les ingrédients pour vos préparations dans un endroit à l’abri de la chaleur, de la lumière et de l’humidité. Je les ai mis pour ma part dans des grandes caisses de bricolage noires qui sont fermées hermétiquement. Boîte et couvercle sont noirs opaques avec des attaches très solides oranges. Je les ai achetées en magasin de bricolage. Nous n’y pensons pas assez, mais il des choses souvent fort intéressantes dans ces magasins pour nos petites cuisines maison.

Globalement, beaucoup de cosméteuses ou de sites préconisent de garder les ingrédients ou les préparations dans le frigidaire. Pour ma part, je ne le fais que pour les hydrolats et le gel d’aloe vera ou les macérâts de je réalise. Du moment que vous les stockez bien à l’abri de l’air, lumière, chaleur et humidité, cela suffit amplement. Je n’ai jamais eu de problèmes. Il en va de même pour les préparations. Si vous suivez bien toutes les précautions d’hygiène, cela se passe très bien.

En revanche, à l’arrivée de mes huiles végétales, j’y ajoute 1 à 2 gouttes de vitamine E pour éviter le rancissement. Pour les hydrolats, j’ajoute parfois une goutte de conservateur tel leucidal afin de mieux les conserver.

9. Pour les cosmétiques, s’approprier les bases d’une préparation notamment sur les cosmétiques. Cela est très bien expliqué ici : Savoir faire une émulsion. Vous allez donc vous trouver moins idiot quand vous entendrez parler de phase aqueuse ou de phase huileuse, vous demandant dans quel monde vous avez bien pu tomber ! Vous pouvez avec ce principe réaliser toutes vos crèmes, masques, shampoings etc …. Vous avez aussi sur le site les bases de la confection de dentifrices , shampoings ou de savons. Vous avez la même chose pour le maquillage.

Faîtes simple au début. Par exemple, ne vous lancez pas en premier dans la réalisation de savons qui demande un peu plus de pratique. C’est comme tout, faîtes progressivement. Vous allez sinon avoir l’impression d’une montagne insurmontable.

Commencez par les petites pierres !

Vous pouvez maintenant passer à la troisième partie sur les règles spécifiques d’hygiène.

Mélanie – My Original Nature

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3 réflexions sur “Les conseils pour bien commencer

  1. Bonjour et tout d’abord merci pour votre site de fabrication maison de cosmétiques et autres produits du quotidien. ainsi que de tous les conseils que vous prodiguez 🙂

    je voulais faire un commentaire au sujet des Huiles Essentielles utilisées dans les produits ménagers. Il me semble important qu’elles soient AB (ou si votre fournisseur est fiable que vous connaissez ses méthodes d’extraction des H.E) pour le respect de notre Terre sachant que nous envoyons tout cela dans l’air, dans l’eau. Pour le respect de notre corps entre autre nos mains, nos poumons. La fabrication des H.E quand elles ne sont pas AB sont obtenues avec utilisation de solvant :(. Donc restons vigilant(e).
    Cordialement, Marie

    J'aime

    • Bonjour Marie,

      Je vous remercie de votre commentaire ainsi que vos compliments sur le site. C’est bien volontiers que je partage mes expériences avec les autres et je suis toujours heureuse des commentaires laissés ici qui font avancer le débat dans le bon sens.

      Vous avez raison, il faut être très vigilant(e)s sur la provenance ainsi que les modes de culture et d’extraction des huiles essentielles car comme tous les produits, que nous les achetions ou les fabriquions, ceux-ci sont rejetés dans la nature.

      A part à les faire soit même ou connaître un producteur, il faut s’en remettre au fournisseur ou essayer de s’informer le plus précisément sur la culture des plantes et leurs modes d’extraction. Les labels bio permettent aussi de faire le distingo mais on n’est jamais à l’abri des arnaques d’autant que je crois savoir que ces certifications et labels coûtent chers et que tous les petits producteurs, même s’ils pourraient être bio, n’en font pas la démarche

      Ceci dit, à l’époque de rédaction de cet article, je n’avais pas autant de recul sur sur les HE bio et non bio et sur le mode d’obtention. C’est en étudiant au jour le jour et aussi en me renseignant pour faire ces articles que j’apprends aussi.

      Comme vous, aujourd’hui, je privilégie en général le bio d’autant que maintenant, il n’y a plus beaucoup de différence tarifaire entre les bio et non bio au moins sur les huiles essentielles de qualité.

      Je vais éditer l’article avec cette nouvelle mention qui est importante effectivement de préciser, Mère Nature nous en remerciera et les lecteurs et lectrices aussi !

      J'aime

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